JLPT
Catégorie : Langue japonaise
01/12/2007
Le JLPT (Japanese Language Proficiency Test) est au japonais ce que le TOEIC est à l'anglais, c'est-à-dire un examen de niveau en langue japonaise. Tout comme celui-ci, il ne comporte aucune partie d'expression écrite ou orale, toutes les questions sont des QCM. Ce système qui n'est que partiellement révélateur du niveau réel présente en contrepartie l'avantage d'être 100% objectif dans sa notation.
Evidemment destiné aux personnes dont la langue maternelle n'est pas le japonais, le JLPT est utilisé principalement comme critère de recrutement dans les grandes entreprises ainsi que pour intégrer les universités japonaises, le score exigé dépendant de l'établissement ciblé.
Le JLPT a toutefois quelques différences majeures avec son cousin anglophone. Premièrement, il n'y a pas un JLPT mais quatre, le candidat ayant en effet le choix entre quatre niveaux de difficulté bien distincts. Voici les critères approximatifs, tirés du site officiel :
- niveau 4 : grammaire élémentaire, capacité à former des phrases de base, environ 100 kanjis (idéogrammes), 800 mots
- niveau 3 : grammaire de base, capacité à prendre part à des conversations quotidiennes de base et à lire et écrire des phrases simples, environ 300 kanjis et 1500 mots
- niveau 2 : niveau de grammaire relativement élevé, capacité à converser, lire et écrire sur des sujets généraux, environ 1000 kanjis et 6000 mots
- niveau 1 : niveau de grammaire élevé, capacité à gérer tous types de situations dans la société japonaise, environ 2000 kanjis et 10000 mots
Ensuite, un score minimum est requis pour obtenir le diplôme : 60% pour les niveaux 2, 3 et 4, 70% pour le niveau 1. Arriver au niveau 3 est relativement rapide mais c'est à partir de là que les choses se corsent...en effet comme vous pouvez le voir, la différence avec le niveau 2 est énorme ! Et une fois celui-ci atteint, la route vers le niveau 1 est quasiment aussi longue...
Quel que soit le niveau, la forme est similaire : il y a plusieurs parties portant sur la lecture des kanjis, la grammaire et le vocabulaire, la compréhension orale...et le plus difficile, la compréhension écrite : une série de textes plus ou moins longs avec des questions associées, dur mais rapportant le plus de points.
En pratique, les niveaux 3 et 4 ne servent à rien, c'est à partir du niveau 2 que les portes commencent à s'ouvrir. Toutefois pour la majorité des candidats, le choix du niveau lors de l'inscription à l'examen n'est pas un souci, les critères étant suffisamment distincts pour savoir où on se situe.
Le problème se pose dans ce genre de cas : supposez que vous souhaitiez intégrer une université japonaise. Vous avez des chances minces mais non nulles de réussir le niveau 1, le niveau 2 quant à lui ne posant aucun problème. Ce dernier est suffisant pour postuler à certaines universités mais les établissements les plus intéressants exigent le niveau 1...alors quel niveau passer ?
Je vous voir venir avec cette réponse : "je passe d'abord le 2 pour assurer et je m'inscris ensuite à toutes les sessions possibles du 1 tant qu'il me reste du temps, sur un malentendu ça peut marcher"...malheureusement ce n'est pas aussi simple et ça m'amène à une autre différence majeure avec le TOEIC : contrairement à ce dernier qui propose des sessions très fréquentes (de l'ordre de deux fois par mois à Paris), le JLPT n'a lieu...qu'une fois par an ! Sans compter que les résultats sont disponibles environ 3 mois plus tard, si c'est pas du foutage de gueule ça...En outre, il est impossible de s'inscrire à plusieurs niveaux car tous les examens ont lieu en même temps ! Et même pour les tarés qui en voudraient vraiment et qui seraient prêts par exemple à passer le niveau 2 en France puis aller en Angleterre pour passer le 1, oubliez l'idée car le test se déroule le même jour dans tous les pays.
Enfin bref, je ne suis pour ma part pas concerné par ces questionnements existentiels puisque j'ai déjà un boulot et que je n'ai pas l'intention d'aller à l'université. Ma boîte ne m'a d'ailleurs rien demandé lors de l'entretien, simplement parce que les petites entreprises n'en ont rien à foutre d'un bout de papier où est inscrit un score, rien ne remplaçant un entretien pour juger de la capacité à communiquer d'une personne.
Alors si je vous parle du JLPT aujourd'hui, c'est pour deux raisons : premièrement, l'examen 2007 a lieu demain et deuxièmement, je le passe ! Je me suis inscrit au niveau 1 même si ça sera un peu juste pour cette année. Je n'ai obtenu que 56% au test blanc que j'ai passé il y a quelques mois juste après avoir quitté Yamasa (mon ex-école de langue) et je n'ai pas étudié depuis car je m'étais défini d'autres priorités.
Mais comme je passe le test uniquement pour moi et que le niveau 2 n'est plus un problème, je tente le challenge. Mon objectif réel est de réussir l'an prochain, ce qui ne devrait pas être trop difficile après un an d'intégration complète. Avec une copine japonaise, plein d'amis japonais et un boulot dans une boîte japonaise, si je n'atteins pas cet objectif il y a un problème quelque part...
En plus de ça, j'ai prévu de me remettre à étudier par moi-même et j'ai commencé à lire des romans en japonais...le point négatif c'est qu'il y a encore des tonnes de mots que je ne comprends pas, ce qui m'oblige à utiliser mon dictionnaire électronique (c'est-à-dire ma Nintendo DS si vous vous souvenez bien) TRES souvent. Mais le point positif c'est que même sans dico je comprends suffisamment pour suivre à peu près ce qui se passe, et ça c'est vraiment encourageant ! Même si j'ai temporairement mis de côté "Fondation" d'Isaac Asimov, une de mes oeuvres préférés toutes catégories confondues, pour un autre bouquin un peu moins difficile.
PS : le nom original du JLPT est 日本語能力試験, littéralement "examen de compétence en japonais". Je sais, ça vous fait une belle jambe!...
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